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Contient: Sécheresse et rétablissement dans les Prairies Allez maintenant!

Les effets combinés de l’effondrement de l’économie et d’une sécheresse prolongée font que la Crise est plus durement ressentie dans les Prairies que partout ailleurs au Canada.


À l’arrivée de Samuel de Champlain au début des années 1600, la vallée du Saint-Laurent est inhabitée bien qu’après la dispersion des Iroquois du Saint-Laurent, vers 1580, des bandes de Montagnais du Bouclier canadien, de langue algonquine, et des Mohawks du sud-est du lac Ontario, de langue iroquoise, viennent y pêcher et y chasser en été.

Après une traversée de l’Atlantique de deux ou trois mois, les émigrants français se retrouvent dans une vallée du Nouveau Monde recouverte de forêts. Le climat n’y est pas favorable à la culture de grandes plantations, mais les plantes du nord-ouest de la France peuvent y être cultivées. À une extrémité de la vallée, les routes des canots mènent vers l’intérieur du continent et au commerce des fourrures tandis qu’à l’autre extrémité débutent les voies navigables vers la France ou, plus près, vers les postes de pêche du golfe du Saint-Laurent. Les marchés locaux sont petits et les marchés extérieurs sont distants de plusieurs milliers de kilomètres. Pendant bon nombre d’années, seuls le poisson et les fourrures peuvent être exportés avec profit.

Les terres bordant le cours inférieur du Saint-Laurent sont concédées sous le régime des seigneuries au sein desquelles s’effectue toute la colonisation en milieu rural. Les premiers lots agricoles concédés au Canada se présentent sous la forme de trapézoïdes allongés et étroits dont la façade donne sur le fleuve. Le long du Saint-Laurent, cette configuration est propice à l’établissement des agriculteurs qui vivent sur leurs propres terres. Les lots allongés sont faciles à arpenter à peu de frais, donnent accès au fleuve à tous les agriculteurs ou, le cas échéant, à une route publique tout en leur permettant d’habiter leurs propres terres et d’être près de leurs voisins.

L’agriculture se développe surtout pour satisfaire les besoins des familles des habitants. Une ferme est alors une exploitation mixte sans spécialisation particulière qui répond le plus possible aux besoins de consommation domestiques et dont le peu d’excédents est vendu. Ses éléments de base sont un potager, dans lequel on retrouve une large variété de légumes, du tabac et, parfois, quelques arbres fruitiers; des champs labourés surtout plantés de blé, mais aussi de légumineuses (des plantes de plein champ au Canada), d’orge et d’avoine (généralement en double rotation comportant une année de blé et une année de jachère); une petite superficie de prairie et de pâturage et, selon l’âge de la ferme, un boisé plus ou moins étendu. Des porcs, qui sont des animaux robustes n’exigeant pas de soins pendant la plus grande partie de l’année, sont aussi élevés pour leur viande. Des vaches sont élevées pour leur viande et leur lait et des boeufs pour servir d’animaux de trait. Des moutons sont aussi gardés pour leur laine. On note, à partir du XVIIIe, la présence de chevaux dans la plupart des fermes où ils servent au transport. On trouve aussi des volailles dans toutes les fermes.

À la fin du Régime français (Traité de Paris de 1763), la zone rurale du Bas-Saint-Laurent compte 60 000 habitants environ, soit près de 85 p. 100 de la population canadienne. Pratiquement toutes ces personnes vivent d’agriculture sur leurs propres lots allongés.

Pour en savoir plus sur l’agriculture à la fin du XXe siècle dans les plaines à forêt mixte farms du Canada atlantique et les plaines du Centre.



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Une forme adaptée à la géographie
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