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Contient: XXe siècle Allez maintenant!

La mer assure encore la subsistance d’une bonne partie de la population à Terre Neuve et dans les Maritimes bien avant dans le XXe siècle.


Dès le XVIe siècle, la côte atlantique du Canada d’aujourd’hui participe à l’économie européenne : de nombreux ports d’Europe on y vient pêcher et traiter la morue. Les pêcheurs apportent avec eux des techniques rodées depuis le Moyen Âge dans le Nord Est de l’Atlantique, des bateaux et des principes de navigation mis au point au XVe siècle, par les Portugais et les Basques surtout, et les pratiques du capitalisme commercial de l’âge moderne.

Les pêches européennes se pratiquent le long de terres rocheuses plantées de conifères et peu propices à l’agriculture. Le printemps et l’été, le courant du Labrador charrie au large des glaces flottantes et des icebergs, phénomène inconnu des Européens. La côte recèle cependant d’excellents havres et la morue abonde le long du littoral et sur le plateau continental.

Des milliers de pêcheurs traversent chaque année l’Atlantique. Une technique éprouvée, des sources de financement bien assises et des marchés sûrs, en même temps qu’une demande croissante pour une population européenne en expansion rapide, alimentent la ruée transatlantique vers les nouvelles ressources. À la fin du XVIe siècle la plupart des ports européens, de Cadix à Bristol, participent aux pêches du Nouveau Monde. L’Angleterre et la France autorisent des établissements permanents en Amérique du Nord au début du XVIIe siècle.

Une nouvelle activité économique s’ébauche sur la frange maritime du Nord Est de l’Amérique : la morue et quelques fourrures vont vers l’Europe tandis que des produits manufacturés pénètrent dans les réseaux d’échange des Autochtones. Ceux ci doivent soudain disputer aux Européens leurs territoires de pêche estivale ou encore, tels les Thuléens (Inuits) du Labrador septentrional et peut être aussi les Iroquois du Bas Saint Laurent, se rendre l’été dans le détroit de Belle Isle pour se procurer des marchandises européennes par le troc ou le pillage.

Pour se procurer plus de produits manufacturés, ces Autochtones passent plus de temps au piégeage dans l’arrière pays. La diminution des populations d’animaux à fourrure peut avoir attisé les guerres entre les bandes autochtones en quête de nouveaux territoires de chasse. La guerre et le nombre limité de lieux où la traite est pratiquée régulièrement favorisent apparemment la fusion de bandes voisines, rehaussant ainsi le prestige des chefs qui traitent directement avec les Européens. On ne peut douter que les maladies européennes font alors des ravages.

Pour en savoir plus sur la pêche à la fin du XXe siècle dans la région atlantique du Canada, cliquer ici Et en Colombie Britannique

Synopsis

Cette carte interactive illustre le mouvement saisonnier de la morue de l’Atlantique à l’intérieur de sa limite vers le large habituelle, la direction et la couverture type de la glace marine. L’utilisateur peut explorer des parties de la carte en cliquant pour faire un zoom avant ou arrière et en faisant glisser le curseur pour obtenir une vue panoramique.



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