Canadian Geographic
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Contient: La production primaire Allez maintenant!

La nature de la géographie du Canada soutient la structure de son organisation économique.


Au début du XIXe siècle, l’économie du Canada repose en grande partie sur la production de denrées de première nécessité. Des produits tirés de ressources naturelles nécessitant peu de transformation initiale, faciles à transporter et recherchés à l’extérieur des centres industriels. La grande importance de ce type d’économie au pays est issue de sa richesse en ressources naturelles, à laquelle s’ajoute la présence du réseau de transport Saint-Laurent-Grands Lacs, tout cela étant articulé par un système métropolitain commercial et financier.

La production de bois d’œuvre s’accroît durant la première moitié du XIXe siècle en réaction à l’évolution des exportations de bois brut transformé en différents produits forestiers. Ainsi, la demande de bateaux pour le transport des marchandises suscite l’expansion de la construction navale, en particulier au Bas-Canada et dans les Maritimes. Les autres établissements de fabrication, plutôt variés et de faible envergure, répondent à une grande demande de produits et services, et bon nombre se trouvent près d’un cours d’eau, car ils n’ont besoin pour fonctionner que d’énergie hydraulique.

En 1800, le Canada ne répond qu’à moins de 1 p. 100 de la demande britannique en bois d’œuvre, mais, vingt ans plus tard, il atteint un record de 81 p. 100, et cette part du marché britannique se maintient à environ 75 p. 100 jusqu’en 1842, année où les tarifs protectionnistes à l’encontre des produits forestiers de la Baltique sont réduits. Dans les années 1830 et 1840, les exportations de bois brut et de bois de sciage représentent environ 40 p. 100 de toutes les exportations de l’Amérique du Nord britannique, proportion qui ne se maintient pas par la suite. Dominée initialement par l’apport des forêts du Nouveau-Brunswick, l’industrie forestière s’étend dans le bassin hydrographique du Saint-Laurent et des Grands Lacs.

En 1842, à la suite de l’appel à la libéralisation des échanges découlant de ses ententes économiques et à la redéfinition de l’Empire dans son grand projet politique, la Grande-Bretagne commence à réduire ses visées économiques impériales. Dans toute l’Amérique du Nord britannique, la réaction est triple : encourager le libre-échange entre les différentes composantes de l’Empire sur le continent; imposer des droits de douane sur les importations pour protéger l’industrie canadienne; chercher des marchés de substitution au sud de la frontière.

Cliquez ici pour en savoir plus sur l’industrie forestière à la fin du XXe siècle au Canada atlantique, sur le Bouclier boréal et en Colombie-Britannique



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La MacMillan Bloedel
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