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Contient: De 1821 à 1870 Allez maintenant!

Au cours de la période de 1821 à 1870, presque tous les aspects de la vie dans le Nord-Ouest sont marqués par les effets omniprésents du commerce des fourrures.


À la fin du XVIe siècle, la cour de France en arrive à la conclusion qu’un établissement permanent au Canada est nécessaire pour assurer le succès du commerce des fourrures. En 1599, Henri IV accorde un monopole commercial à un Huguenot, Pierre de Chauvin de Tonnetuit. Déjà habitué au commerce de la morue et des fourrures, Chauvin exploite un comptoir commercial (« poste de traite ») à Tadoussac. Le commerce est fructueux, mais Chauvin meurt deux ans plus tard. Lui succède brièvement Aymar de Chaste qui organise le premier relevé géographique du Saint-Laurent depuis Jacques Cartier. C’est Samuel de Champlain qui réalisera ce relevé en 1603.

En 1603, Pierre Du Gua de Monts hérite du monopole de de Chaste. Découragé par les hivers à Tadoussac, il décide d’établir une colonie en Acadie tout en continuant de faire du commerce dans la vallée du Saint Laurent. À la demande de Champlain, il tourne ses efforts de colonisation vers les rives du fleuve en 1608. Champlain devait construire un poste et explorer, tout en faisant le commerce des fourrures. Québec, site qu’il choisit pour établir le poste de traite, domine le fleuve et est situé à la fois à proximité de terres fertiles, propices à l’établissement d’une colonie agricole, et à faible distance de groupes autochtones amicaux et habitués au commerce. Les Autochtones avaient fait comprendre à Champlain que la participation des Français à leurs guerres était nécessaire pour la sécurité de Québec, le commerce et l’exploration de l’arrière-pays.

Champlain accompagne donc un groupe de guerriers montagnais, algonquins et hurons qui, en passant par la vallée du Richelieu, vont attaquer les Mohawks installés au lac Champlain. Pour lui, c’est une occasion d’explorer la région et de solidifier une alliance promise par Henri IV aux Montagnais en 1602, tandis que pour ses compagnons autochtones, cela prouve la bonne volonté des Français. Pour les Mohawks, toutefois, c’est le début de l’ingérence des Français dans leurs affaires.

L’hypothèse de Champlain selon laquelle les Hurons joueraient un rôle de plus en plus important dans le commerce des fourrures s’avère correcte. Les liens commerciaux bien développés des Hurons avec les Neutres et les Pétuns ainsi qu’avec les bandes algonquines situées plus au nord créent des conditions favorables pour la collecte des fourrures et la distribution des marchandises françaises offertes en échange dans toute la région de l’Est des Grands Lacs.

Vers le milieu des années 1620, le commerce pratiqué par les Français dans la vallée du Saint-Laurent rapporte de 12 000 à 15 000 peaux de castor par année, mais il n’y a qu’une vingtaine d’habitants permanents à Québec. En 1627, le cardinal Richelieu crée la Compagnie des Cent-Associés, une compagnie importante, bien financée, qui, en échange d’un monopole commercial, doit transporter 4 000 colons au Canada en 15 ans et favoriser des missions auprès des Autochtones. La première expédition de la Compagnie, l’année suivante, comporte quatre navires et transporte 400 colons, mais elle est capturée par des forces britanniques sous le commandement de Charles Ier et financées par une compagnie marchande de Londres qui veut également faire le commerce dans la vallée du Saint-Laurent et coloniser la région. Privé de vivres, Champlain capitule en 1629. Pendant trois ans, jusqu’à ce que le Traité de Saint-Germain-en-Laye (1632) restitue le Canada à la France, une compagnie anglo-écossaise maintient quelque 200 hommes à Québec et fait un commerce très lucratif dans la vallée du Saint-Laurent.



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