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Future of forestry

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Ses abondantes ressources naturelles, pilier de l’économie nationale, permettent au Canada de jouer un rôle notable dans le commerce international. L’importance jamais démentie de son secteur primaire, dont les industries forestière, agricole, minière et pétrolière profitent d’une forte vocation exportatrice, le distingue des autres pays développés. Le Canada demeure le premier exportateur mondial de produits forestiers avec les États-Unis comme plus important acheteur.

De plus, la vaste amélioration qu’a apportée l’industrie forestière canadienne à son bilan environnemental, notamment grâce à la réduction de ses émissions de gaz à effet de serre et à l’adoption de meilleures pratiques d’aménagement forestier durable, a contribué à en faire un chef de file mondial de la lutte contre les changements climatiques.

L’industrie forestière canadienne génère au pays quelque 240 000 emplois directs dans les forêts, les scieries ou les usines de pâtes et papiers. Elle constitue, avec les autres entreprises du secteur primaire, le pivot économique de nombreuses localités rurales, dont 192 dépendent en grande partie d’elle. La foresterie assure à la moitié de ces localités au moins 50 p. 100 des revenus des ménages et au quart environ, la totalité des revenus.

Le XXIe siècle s’est avéré à la fois exigeant et stimulant pour l’industrie forestière canadienne. Depuis 2004, la demande de produits forestiers a faibli, car la popularité croissante d’Internet comme source d’information a occasionné une baisse de tirage des journaux. Mais le principal écueil économique rencontré jusqu’à présent par l’industrie, c’est la crise américaine du logement provoquée par la profonde récession de 2008-2009. Les mises en chantier aux États-Unis ont connu en 2010 une diminution de 75 p. 100 par rapport au sommet de 2,2 millions d’unités atteint en 2006, ce qui a amené un creux historique de la demande et des prix pour le bois d’œuvre. Ces facteurs sont responsables des récentes fermetures de scieries et d’usines de produits forestiers au Canada ainsi que de la perte de 85 000 emplois enregistrée depuis 2006.

Durant le ralentissement de la prospérité qu’a connu l’industrie forestière canadienne ces dernières années, des améliorations transformationnelles majeures ont été opérées. Il y a des années que l’industrie a constaté la nécessité de mieux protéger l’environnement. Au cours des dernières décennies, elle s’est efforcée d’améliorer la gestion des ressources forestières. En fait, si on regarde les changements survenus au cours des 20 dernières années, on s’aperçoit que les plus importants ont eu lieu pendant la présente décennie et, selon les prévisions, le rythme s’accélérera au cours des 20 années à venir.

Deux facteurs déterminants sont à l’origine de ces changements. En premier lieu, les dernières découvertes scientifiques et l’application de nouvelles données sur le terrain ont permis à l’industrie de mieux comprendre l’environnement. En second lieu, l’évolution de ses valeurs a amené la population canadienne à accroître ses exigences à l’endroit des entreprises qui exploitent les forêts de la nation.

Au cours des dix dernières années, les membres de l’Association des produits forestiers du Canada ont pris des engagements pour intégrer les pratiques d’aménagement forestier durable. Le Canada compte la plus grande superficie au monde de forêts certifiées par une tierce partie, et son industrie s’est employée à assurer la vente de produits forestiers provenant de sources légales, l’amélioration de la qualité des effluents et la réduction de la quantité d’eau utilisée.

Des changements se produisent également dans les usines. Depuis 1990, le secteur des pâtes et papiers canadien, tout en augmentant sa production, a réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 84 p. 100, soit 10 fois plus que l’objectif visé par le Canada dans le cadre du Protocole de Kyoto.

Ces remaniements sont en train de transformer l’industrie forestière canadienne pour en faire, dans son secteur, l’industrie la plus progressive au monde sur le plan de l’environnement.

Forts de leur conscience verte, neuf grands organismes environnementaux et 21 entreprises forestières se sont réunis le 18 mai 2010 pour signer l’Entente sur la forêt boréale canadienne (EFBC). Celle-ci, en visant 72 millions d’hectares de forêt boréale, devient le plus important plan de conservation de forêt commerciale de l’histoire.

Le nouveau visage de la foresterie du Canada révèle une volonté d’innover davantage et d’extraire de chaque arbre la plus grande valeur possible. La progression vers des technologies vertes d’avant-garde contribuera à préserver des emplois et aidera l’industrie forestière à s’assurer une place dans la bioéconomie du futur.

Synopsis

Ce document présente une collection de faits et de statistiques sur l’industrie forestière canadienne contemporaine ainsi qu’une carte interactive illustrant des données sur les emplois au pays.



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