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Future of forestry

Perspective mondiale


Depuis que l’être humain a découvert les utilisations pratiques du feu, il emploie la biomasse comme source d’énergie. Dans une perspective d’énergie renouvelable, le terme biomasse désigne les biomatériaux issus du bois, des déchets, des gaz d’enfouissement, des carburants à base d’alcool et des végétaux cultivés expressément pour générer de l’électricité ou de la chaleur. La biomasse sert à fabriquer un vaste éventail de produits qui vont de la nourriture à l’énergie en passant par des matériaux de construction, du papier, des tissus, des médicaments et des produits chimiques.

Divers pays du globe commencent à voir le potentiel de la nouvelle bioéconomie, dans laquelle l’énergie propre, renouvelable jouera un rôle de premier plan. Les États-Unis, la Chine et les grands pays européens, préoccupés par la hausse des prix du pétrole, la sécurité énergétique et les changements climatiques d’une part et déterminés à créer des emplois axés sur le savoir d’autre part, se sont mis à réorienter leur politique énergétique et à investir dans l’économie du futur. Ils comptent sur une modernisation de l’économie pour acquérir une expertise technique, créer des emplois, attirer des investissements et conquérir les marchés des produits écologiques, qui connaissent une croissance rapide.

Brésil et biocombustibles, Union européenne et bioénergie - partout dans le monde, des gouvernements établissent des politiques, mettent en place des incitatifs financiers et tentent de séduire les investisseurs désireux d’exploiter le créneau de l’écologie. Entre 2005 et 2009, c’est l’Union européenne qui a le plus investi dans la bioénergie. La Chine vient en deuxième place avec 23 p. 100, suivie par les États-Unis avec 10 p. 100. Durant la même période, l’investissement du Canada a été minimal : seulement 2 p. 100.

Le Canada n’en demeure pas moins un chef de file dans plusieurs autres domaines environnementaux. Il présente un taux annuel très faible de déforestation, soit 0,02 p. 100; lorsqu’on déboise, c’est pour créer des terres agricoles ou des lotissements, par exemple. Le Canada se targue non seulement de posséder plus de forêts primitives, de forêts protégées et de forêts certifiées par une tierce partie que tout autre pays, mais aussi d’avoir adopté certaines des législations forestières les plus strictes au monde, qui obligent l’industrie à replanter des arbres à raison de plus de 600 millions de semis par année.

En ciblant ses efforts, le Canada pourrait jouer un rôle important dans cette nouvelle bioéconomie, et il gagnerait à mettre sa créativité et son ingéniosité au service d’une exploitation maximale de ses ressources naturelles.

Synopsis

Ce document présente un graphique circulaire abordant les investissements mondiaux dans l’énergie produite par la biomasse ainsi que la corruption et les illégalités dans l’industrie forestière.



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